Jeudi 18 juin 2015
Les membres du bureau du PDCI-RDA se sont réunis pour faire le bilan des activités du parti depuis 2008 à 2015. Cette rencontre s’est déroulé en présence du Président du parti Henri KONAN BEDIE.

DISCOURS DU PRESIDENT

Monsieur le Chef du Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA
Mesdames et Messieurs les Secrétaires Exécutifs du PDCI
Honorables Membres du Bureau Politique,
Vénérables Membres du Comité des Sages,
Mesdames et Messieurs,

C’est avec un plaisir renouvelé que je vous retrouve à l’occasion de ces rencontres prévues par les textes qui nous régissent et qui nous permettent, régulièrement, de jeter un regard rétrospectif sur le fonctionnement de notre organisation commune. Bienvenue donc à tous et singulièrement à ceux qui viennent de nous rejoindre à la faveur de la dernière décision prise.
Le Chef du Secrétariat Exécutif vient de vous faire tout à l’heure le point le point des activités du Secrétariat Exécutif et donc de notre parti depuis notre dernière rencontre qui remonte, souvenons-nous, au 18 décembre 2014.
Comme à l’accoutumée, vous aurez tout à l’heure, l’occasion de donner votre point de vue sur ces activités et la manière dont elles ont été menées.
Je veux pour ma part, insister sur les trois temps forts qui ont caractérisé la marche de notre organisation et partager avec vous, quelques réflexions que cela m’inspire.
Le premier temps fort a été la tenue du Cinquième Congrès Extraordinaire qui s’est tenu le 28 février 2015. Précédé par des pré-congrès éclatés, organisés dans toutes les délégations départementales et communales et dans les délégations générales, il a permis de prendre l’avis de l’ensemble des militants sur la question fondamentale à eux soumise, à savoir la conduite à tenir face à la proposition que j’avais faite à Daoukro le 17 septembre 2014 et connu désormais sous le titre d’ « Appel de Daoukro ».
Organisé au Palais des Sports de Treichville, ce Congrès Extraordinaire a connu un succès éclatant, ne laissant aucun doute sur l’aspiration à la paix de tous les militants depuis des années ! En effet, les militants se sont prononcés à 99,84% en faveur de cet appel.
Dans sa résolution finale, le Congrès Extraordinaire a « décidé que pour l’élection présidentielle de 2015, le PDCI-RDA soutiendra la candidature du président Alassane Ouattara pour un second mandat, dans le cadre du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix, RHDP. »
Cette disposition, vous en conviendrez, assure au pays, une période de paix continue, évitant ainsi le passé triste que nous avons tous connu et qui a laissé des traces indélébiles dans toutes les familles ivoiriennes.
Le second temps fort a été l’organisation, le 25 avril 2015, de la Convention d’investiture du candidat du RHDP, par les partis membres de cette alliance politique : le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire, le Rassemblement des Républicains, l’Union pour la Démocratie et la paix en Côte d’Ivoire, le Mouvement des Forces d’Avenir et l’Union pour la Côte d’Ivoire.
Nous avons tous en mémoire cette cérémonie grandiose qui a vu l’investiture du Dr Alassane Ouattara pour un second mandat devant plus de deux cent mille (200 000) militants issus de ces cinq formations politiques. Ces militants ont tous pris l’engagement ferme d’assurer une victoire éclatante au Président Alassane Ouattara pour lui permettre de poursuivre l’œuvre gigantesque de développement de la Côte d’Ivoire, entreprise depuis qu’il se trouve à la tête de l’Etat.
Le troisième temps fort est bien entendu l’organisation des Assemblées générales de la Jeunesse du PDCI, la JPDCI et de l’Union des Femmes du PDCI, UFPDCI, chacune en ses différentes composantes depuis la réforme du 12ème Congrès du parti. Ces Assemblées ont permis de doter le parti des responsables des jeunes et des femmes, au niveau urbain et au niveau rural, à l’exception de la jeunesse scolaire et universitaire qui se fera plus tard.
On notera ainsi que le Parti, avec ces élections des responsables des jeunes et des femmes, s’est donné les moyens intellectuels et humains qui lui permettront d’aller désormais, à la conquête du pouvoir d’Etat, ce qui constitue son objectif premier, sa raison d’être.
Les trois temps forts que je viens de passer bien brièvement en revue n’auraient pu nous donner la satisfaction que nous en tirons s’il nous avait manqué une chose essentielle, la cohésion en notre sein, le dialogue fécond qui nous a tous animés et le regard que nous avons décidé de jeter dans la même direction. Ainsi, quelle que soit la difficulté, nous devons savoir que nous pouvons la vaincre, si nous savons nous mettre ensemble, si nous savons être tolérants les uns envers les autres et surtout, si nous apprenons à nous écouter les uns les autres. Peu de personnes, au lendemain de l’Appel de Daoukro, donnaient cher à son adoption par la majorité des militants du PDCI-RDA. Il a fallu user de tac, de patience, d’explication, de dialogue pour que les uns et les autres comprennent le bien fondé de la proposition que j’avais faite.
A présent que nous avons terminé l’organisation pratique de notre formation politique, il nous faut engager un autre combat, celui de la formation de nos militants. La matière étant disponible, de même que les formateurs, nous devons engager le combat de la formation politique à travers l’Institut de Formation de Yamoussoukro et par des cycles de formation à envisager dans toutes nos structures.
Nous devons également nous pencher sur l’aspect financier de notre association. Une association comme la nôtre doit fonctionner grâce à ses recettes propres et singulièrement les cotisations de ses membres. Hors, j’observe malheureusement que des difficultés énormes existent à ce niveau.
Je suis donc dan l’obligation d’exiger que désormais, ne prendront part aux réunions du Bureau Politique que ceux des membres à jour de leur cotisation.
Il devra en être de même pour ceux qui sont dans les organes du Parti.
Le Secrétaire Exécutif en Chef avec ma procuration convoquera un Bureau Politique en mon absence pour faire le bilan de nos finances et examiner les propositions du Secrétaire Exécutif chargé des finances et du Patrimoine afin de permettre à notre Parti de jouir d’une grande autonomie.
La tâche immédiate, outre l’inscription sur la liste électorale de ceux de nos militants qui ne sont pas encore inscrits, reste la mobilisation de nos militants pour qu’ils votent le Président Alassane Ouattara. Nous devons nous rappeler que nous avons promis au Président Alassane Ouattara de lui apporter nos voix. Il importe qu’il en soit ainsi pour que l’on sache que nous sommes des personnes de foi et de conviction.
Ce sont là les quelques remarques que je souhaitais faire et je donne à présent, conformément à nos habitudes, la parole à celui qui souhaite la prendre.
Je vous remercie de m’avoir écouté.

Henri KONAN BEDIE
Président du PDCI-RDA