urlPresentation des voeux à la maison du PDCI-RDA le mardi 22 janvier 2008: Texte integral de l’allocution du President Henri Konan Bedié Source: Communication du President du PDCI-RDA – Monsieur le Secrétaire général du PDCI-RDA, Vénérables membres du Conseil politique, Honorables membres du Bureau politique, Distingués membres du Grand Conseil Mesdames et Messieurs les responsables de nos Structures Spécialisées des Femmes et des Jeunes Vaillants secrétaires généraux des sections du Parti, Chers compagnons Je suis très sensible aux voeux de bonne année que le porte-parole du Secrétariat général, des femmes et des jeunes viennent d’adresser à Madame Henriette BEDIE et à moi-même, à l’occasion de la nouvelle année qui a commencé, il y a quelques jours. C’est une bonne et vieille tradition qui veut qu’à l’occasion du nouvel an, des voeux soient échangés entre membres de la même famille, entre amis, entre collègues de travail. L’occasion est alors donnée de jeter un regard rétrospectif sur les principaux faits qui se sont déroulés au cours de l’année écoulée, en déplorant ce qui ne s’est pas déroulé selon nos souhaits, et en se réjouissant de ce qui a pu se produire de bon. A partir de cet examen, il convient alors de dégagerLes souhaits et les grandes orientations pour l’année à venir.Si nous jetons un regard en arrière sur l’année qui vient de s’écouler, force est de constater que les fleurs du début de l’année n’ont pas donné les fruits que nous, au PDCI-RDA, en attendions. A la vérité, 2007 a été une année de grande déception, au niveau interne et surtout au niveau politique.

D’abord, nous devons déplorer le fait que le destin a été cruel pour notre parti et ses militants. En plus de la situation préoccupante du pays, nous avons éprouvé, en tant que militants, la perte de nombreuses figures marquantes de notre organisation. Je veux rappeler le départ pour l’au-delà, de OFFOUMOU YAPO d’Agboville, ADOU MENAN Basile d’Adjamé, USHER ASSOUAN Arsène de Grand-Lahou, ASSOUA YA Jacob, de Kouassi-Kouassikro, Hadja FATOUMATA COULIBALY, veuve de feu El HADJ MAMADOU COULIBALY, KOFFI BILE Bemard d’Agnibilekrou, le Doyen KOBLAN HUBERSON de Bouna, DOUDOU PlOT Eugène de Guiglo, le Professeur ANOMA Glawdys, et tant d’autres qui étaient chers à nos coeurs

En m’inclinant respectueusement devant la mémoire de tous ceux et toutes celles qui sont tombés, je vous demande à chacun, de prier pour le repos des âmes de ces illustres disparus. Implorons le Tout-puissant et demandons lui de jeter un regard compatissant sur la Côte d’Ivoire et sur ses enfants qui sont si lourdement éprouvés depuis huit longues années.

Au niveau politique, je l’ai dit dans mon message de nouvel an aux Ivoiriens, 2007 n’a pas permis à la Côte d’Ivoire de sortir du pétrin dans lequel elle se trouve, malgré l’accord politique de OUAGADOUGOU. Alors que les élections étaient prévues au bout de dix mois, nous nous retrouvons en 2008, sans une avancée notable dans ce qui devait être entrepris pour permettre d’aller à des élections afin de donner à la Côte d’Ivoire des dirigeants légitimes et crédibles.

Pendant ce temps, les refondateurs se complaisent dans le racket, dans les assassinats, le pillage des ressources du pays, tout en laissant sur les carreaux la majorité des Ivoiriens qui éprouvent toutes les difficultés pour joindre les deux bouts. Le chômage a atteint des proportions incroyables, l’agriculture disparaît au fur et à mesure, l’école n’est plus ce qu’elle était, quand les hôpitaux sont devenus des mouroirs et que l’unité nationale disparaît sous la pression de ceux-là mêmes qui devaient l’entourer de tous les soins

Devant ce naufrage national, le PDCI-RDA est plus qu’inquiet. Que devient l’Ivoirien? Où va-t-il? Telles sont les questions que nous nous posons chaque jour.

Il nous apparaît donc nécessaire de lancer un appel pressant non seulement aux militants de notre formation politique, mais également à tous les Ivoiriens, pour leur demander de prendre, ensemble, notre destin en main. Nous devons nous armer de courage et dénoncer avec la dernière énergie, tous les méfaits dont se sont rendus coupables les refondateurs et refuser que l’année 2008 s’écoule sans que les élections générales soient organisées. La roublardise n’a que trop duré A cet effet, nous, militants du PDCI-RDA, devons redoubler d’effort et de vigilance. Nous devons resserrer nos rangs car l’union fait la force. Seuls, vous ne pouvez rien. Devant un procès inique et irrecevable, nous devons nous dresser par tous les moyens.

Préparons-nous pour ces échéances qui de toutes les manières arriveront et soyons convaincus que c’est par nous, par notre formation politique qui a été à la base de sa mise sur orbite, que notre pays retrouvera sa place, celle qu’il n’aurait jamais dû quitter, dans le concert des nations.

Assurons-nous que nous disposons de nos documents, vérifions que nous figurons bien sur les listes électorales et faisons en sorte que pendant ces mois qui nous séparent de la date qui sera fixée, chaque journée que Dieu nous donne de vivre, sera utilisée pour prendre toutes les dispositions nécessaires pour gagner ces élections qui sont essentielles pour notre survie, en tant que formation politique et en tant que pays!

Bonne et heureuse année à toutes et à tous et que Dieu, le TOUT PUISSANT, protège la Côte d’Ivoire!

Henri KONAN BEDIE

Président du PDCI-RDA

VOEUX 2008 A LA NATION  DU PRESIDENT HENRI KONAN BEDIE, PRESIDENT DU PDCI RDA

Chers compatriotes, Dans quelques heures seulement, les lampions de l’année 2007 vont s’éteindre pour donner naissance à une année nouvelle, 2008. Il est indiqué de faire un arrêt ce jour-là pour se rappeler au bon souvenir de tous ceux que l’on aime et leur adresser des vœux de bonne santé et surtout pour que l’année nouvelle soit meilleure à celle qui vient de s’écouler. Mais les vœux exprimés, s’ils ne doivent pas être une simple formalité, doivent nous rappeler les événements du passé récent.

Or, 2007 a été, comme celles qui l’ont précédée, une autre année de déception, même si quelques espoirs ont pu naître du côté politique avec les accords de Ouagadougou.

A la vérité, les Ivoiriens sont partagés entre la déception et l’espérance. Aujourd’hui, notre pays est menacé par la pauvreté la plus criarde, la maladie, la violence et 1 “insécurité-

L’Ivoirien, de l’aveu même de ceux qui nous dirigent, ne peut plus manger à sa faim et ceux qui peuvent faire trois repas par jour se comptent sur le bout des doigts. La Banque Mondiale elle-même a estimé que l’Ivoirien moyen dispose de moins de 500 francs pour sa ration quotidienne.

Notre agriculture qui, hier était florissante et constituait un modèle pour la sous- région, est devenue, aujourd’hui, l’ombre d’elle-même.

L’oisiveté et le découragement ont dès lors gagné nos jeunes dans les villages et les campements et, alors que le PDCI-RDA, avait mis en place une véritable politique d’installation des jeunes, l’exode rural qui était en train d’être résorbé, a repris de plus belle.

L’école n’existe plus que de nom avec des classes surchargées, des enseignants affamés et troublés, quand on sait que depuis le début de l’année scolaire, les cours n’ont pas encore commencé dans certaines localités. C’est dire que la Refondation prépare des générations perdues !

Tous les secteurs sont touchés par la mauvaise gestion qui se manifeste par une corruption galopante et une incompétence notoire dans l’administration.

La Côte d’Ivoire doit se relever, nous devons tous réagir avant qu’il ne soit trop tard. Nous n’avons pas le droit d’assister, en spectateurs impuissants, au sacrifice de nos enfants, de nos jeunes et de nos femmes sur l’autel de la démagogie.

La solution aux problèmes de notre pays, réside essentiellement dans l’organisation, sous les auspices et la supervision de l’Organisation des Nations Unies, d’élections libres, justes et transparentes. Seules en effet ces élections peuvent sauver notre pays du chaos. Elles seules donneront au pays, des dirigeants crédibles et surtout légitimes et permettront à la Côte d’Ivoire de redorer son blason pour revenir dans le concert des nations.

Pour sa part, le PDCI-RDA est prêt et je voudrais rappeler aux militants et sympathisants de notre formation politique, les différentes tournées déjà entreprises et qui se poursuivront dans les mois à venir.

Je leur renouvelle mes remerciements pour la mobilisation constatée et félicite surtout les délégués des circonscriptions visitées en leur rappelant que cette mobilisation doit être soutenue par un travail de fourmi à la base, nous préparant ainsi pour les consultations électorales qui constituent notre préoccupation première.

Préparons nous pour aller voter et choisir nos responsables, en nous assurant au préalable que nous disposons de nos documents électoraux et de notre inscription effective sur les listes électorales.

Vous devez vous apprêter à prendre une part active dans ces consultations pour permettre à notre parti, le PDCI-RDA de sortir la Côte d’Ivoire du marasme, de l’anonymat et du gouffre dans lequel elle est plongée à la suite de prés de huit années de gestion scabreuse et scandaleuse.

A tous et à tous, je souhaite la santé et la paix, la paix des cœurs et des esprits.

Bonne et heureuse année à tous et chacun !

DAOUKRO 31 décembre 2007

HENRI KONAN BEDIE

Président du PDCI-RDA